vendredi 4 mai 2018
Les corrigés des sujets de la série S philosophie Pondichéry sont en ligne, dissertations et commentaire
Sujets de la série S au choix Pondichéry 2018L
Dissertation 1 - Toute démonstration est-elle scientifique ?
Dissertation 2 - Une loi injuste vaut-elle mieux que l’absence de loi ?
Commentaire - PLOTIN, Ennéades
Expliquer le texte suivant :
Considérons maintenant l’âme dans le corps, qu’elle existe d’ailleurs avant lui ou seulement en lui ; d’elle et du corps se forme le tout appelé animal. Si le corps est pour elle comme un instrument dont elle se sert, elle n’est pas contrainte d’accueillir en elle les affections du corps, pas plus que l’artisan ne ressent ce qu’éprouvent ses outils : mais peut-être faut-il qu’elle en ait la sensation, puisqu’il faut qu’elle connaisse, par la sensation, les affections extérieures du corps, pour se servir de lui comme d’un instrument : se servir des yeux, c’est voir. Or, elle peut être atteinte dans sa vision, et par conséquent, subir des peines, des souffrances, et tout ce qui arrive au corps ; elle éprouve aussi des désirs, quand elle cherche à soigner un organe malade. Mais comment ces passions viendront-elles du corps jusqu’à elle ? Un corps communique ses propriétés à un autre corps ; mais à l’âme ? Ce serait dire qu’un être pâtit1 de la passion d’un autre. Tant que l’âme est un principe qui se sert du corps, et le corps un instrument de l’âme, ils restent séparés l’un de l’autre ; et si l’on admet que l’âme est un principe qui se sert du corps, on la sépare. Mais avant qu’on ait atteint cette séparation par la pratique de la philosophie, qu’en était-il ? Ils sont mêlés : mais comment ? Ou bien c’est d’une des espèces de mélanges ; ou bien il y a entrelacement réciproque ; ou bien l’âme est comme la forme du corps, et n’est point séparée de lui ; ou bien elle est une forme qui touche le corps, comme le pilote touche son gouvernail ; ou bien une partie de l’âme est séparée du corps et se sert de lui, et une autre partie y est mélangée et passe elle-même au rang d’organe.
PLOTIN, Ennéades
Les corrigés de philosophie des séries technologiques, Pondichéry 2018 sont en ligne
Les sujets tombés au baccalauréat de philosophie : Pondichéry, bac 2018
Terminales technologiques
Sujets des séries technologiques
Dissertation 1 - La culture sert-elle à changer le monde ?
Dissertation 2 - Douter, est-ce renoncer à la vérité ?
Commentaire - ARENDT, La crise de la culture (1961)
Sujet 3 :
Il semble qu'on puisse affirmer que l'homme ne saurait rien de la liberté intérieure s'il n'avait d'abord expérimenté une liberté qui soit une réalité tangible1 dans le monde. Nous prenons conscience d'abord de la liberté ou de son contraire dans notre commerce 2 avec d'autres, non dans le commerce avec nous-mêmes. Avant de devenir un attribut de la pensée ou une qualité de la volonté, la liberté a été comprise comme le statut de l'homme libre, qui lui permettait de se déplacer, de sortir de son foyer, d'aller dans le monde et de rencontrer d'autres gens en actes et en paroles. Il est clair que cette liberté était précédée par la libération : pour être libre, l'homme doit s'être libéré des nécessités de la vie. Mais le statut d'homme libre ne découlait pas automatiquement de l'acte de libération. Être libre exigeait, outre la simple libération, la compagnie d'autres hommes, dont la situation était la même, et demandait un espace public commun où les rencontrer — un monde politiquement organisé, en d'autres termes, où chacun des hommes libres pût s'insérer par la parole et par l'action.
ARENDT, La crise de la culture (1961)
1 concrète
2 relation
Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction.
Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble.
1. Dégager l’idée principale du texte et les étapes du raisonnement.
2. Expliquer :
a) « nous prenons conscience d’abord de la liberté ou de son contraire dans notre commerce aux autres, non dans le commerce à nous-mêmes. » ;
b) « pour être libre, l’homme doit s’être libéré des nécessités de la vie »
c) « Être libre […] demandait un espace public où les rencontrer ».
3. La liberté suppose-t-elle des échanges avec autrui ?
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Sujet corrigé de français bac 2018, à l'étranger, Pondichéry, bac pro :
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Sujets de la série ES au choix
Dissertation 1 - Doit-on attendre de la technique qu’elle mette fin au travail ?
Dissertation 2 - Peut-on vivre sans morale ?
Commentaire - Auguste COMTE, Opuscules de philosophie sociale
Les corrigés sont en ligneSujets de philosophie Pondichéry 2018 série S : toute démonstration est-elle scientifique? Une loi injuste vaut-elle mieux que l'absence de loi? Plotin, Ennéades
Sujets de la série S au choix Pondichéry 2018
Dissertation 1 - Toute démonstration est-elle scientifique ?
Dissertation 2 - Une loi injuste vaut-elle mieux que l’absence de loi ?
Commentaire - PLOTIN, Ennéades
Expliquer le texte suivant :
Considérons maintenant l’âme dans le corps, qu’elle existe d’ailleurs avant lui ou seulement en lui ; d’elle et du corps se forme le tout appelé animal. Si le corps est pour elle comme un instrument dont elle se sert, elle n’est pas contrainte d’accueillir en elle les affections du corps, pas plus que l’artisan ne ressent ce qu’éprouvent ses outils : mais peut-être faut-il qu’elle en ait la sensation, puisqu’il faut qu’elle connaisse, par la sensation, les affections extérieures du corps, pour se servir de lui comme d’un instrument : se servir des yeux, c’est voir. Or, elle peut être atteinte dans sa vision, et par conséquent, subir des peines, des souffrances, et tout ce qui arrive au corps ; elle éprouve aussi des désirs, quand elle cherche à soigner un organe malade. Mais comment ces passions viendront-elles du corps jusqu’à elle ? Un corps communique ses propriétés à un autre corps ; mais à l’âme ? Ce serait dire qu’un être pâtit1 de la passion d’un autre. Tant que l’âme est un principe qui se sert du corps, et le corps un instrument de l’âme, ils restent séparés l’un de l’autre ; et si l’on admet que l’âme est un principe qui se sert du corps, on la sépare. Mais avant qu’on ait atteint cette séparation par la pratique de la philosophie, qu’en était-il ? Ils sont mêlés : mais comment ? Ou bien c’est d’une des espèces de mélanges ; ou bien il y a entrelacement réciproque ; ou bien l’âme est comme la forme du corps, et n’est point séparée de lui ; ou bien elle est une forme qui touche le corps, comme le pilote touche son gouvernail ; ou bien une partie de l’âme est séparée du corps et se sert de lui, et une autre partie y est mélangée et passe elle-même au rang d’organe.
PLOTIN, Ennéades
Sujets de philosophie séries technologiques, Pondichéry 2018. La culture sert-elle à changer le monde? Douter, est-ce renoncer à la vérité? Tx Arendt, la crise de la culture
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Commentaire - ARENDT, La crise de la culture (1961)
Sujet 3 :
Il semble qu'on puisse affirmer que l'homme ne saurait rien de la liberté intérieure s'il n'avait d'abord expérimenté une liberté qui soit une réalité tangible1 dans le monde. Nous prenons conscience d'abord de la liberté ou de son contraire dans notre commerce 2 avec d'autres, non dans le commerce avec nous-mêmes. Avant de devenir un attribut de la pensée ou une qualité de la volonté, la liberté a été comprise comme le statut de l'homme libre, qui lui permettait de se déplacer, de sortir de son foyer, d'aller dans le monde et de rencontrer d'autres gens en actes et en paroles. Il est clair que cette liberté était précédée par la libération : pour être libre, l'homme doit s'être libéré des nécessités de la vie. Mais le statut d'homme libre ne découlait pas automatiquement de l'acte de libération. Être libre exigeait, outre la simple libération, la compagnie d'autres hommes, dont la situation était la même, et demandait un espace public commun où les rencontrer — un monde politiquement organisé, en d'autres termes, où chacun des hommes libres pût s'insérer par la parole et par l'action.
ARENDT, La crise de la culture (1961)
1 concrète
2 relation
Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction.
Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble.
1. Dégager l’idée principale du texte et les étapes du raisonnement.
2. Expliquer :
a) « nous prenons conscience d’abord de la liberté ou de son contraire dans notre commerce aux autres, non dans le commerce à nous-mêmes. » ;
b) « pour être libre, l’homme doit s’être libéré des nécessités de la vie »
c) « Être libre […] demandait un espace public où les rencontrer ».
3. La liberté suppose-t-elle des échanges avec autrui ?
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