Bac 2019 : Français et philosophie

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vendredi 17 juin 2016

Sujets du bac de français, séries technologiques. La question de l'homme dans les genres de l'argumentation du XVIe à nos jours. D'Alembert.....





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Extrait du sujet :

Objet d’étude :
La question de l’Homme dans les genres de l’argumentation du XVIème siècle à nos jours.

Document A – D’Alembert, Discours préliminaire, in L’Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, 1751.
Coordonnée et dirigée par Diderot et d’Alembert, L’Encyclopédie est un ouvrage emblématique du siècle des Lumières, qui cherche à établir la somme des connaissances scientifiques, des progrès techniques et des idées philosophiques du 18ème siècle. Le Discours préliminaire propose au lecteur un tableau synthétique des connaissances, qui réhabilite la place des arts mécaniques et des métiers. Le mépris qu’on a pour les arts mécaniques1 semble avoir influé2 jusqu’à un certain point sur leurs inventeurs mêmes. Les noms de ces bienfaiteurs du genre humain sont presque tous inconnus, tandis que l’histoire de ses destructeurs, c’est-à-dire des conquérants, n’est ignorée de personne.
Cependant c’est peut-être chez les artisans qu’il faut aller chercher les preuves les plus admirables de la sagacité3 de 5 l’esprit, de sa patience et de ses ressources. J’avoue que la plupart des arts n’ont été inventés que peu à peu, et qu’il a fallu une assez longue suite de siècles pour porter les montres, par exemple, au point de perfection où nous les voyons. Mais n’en est-il pas de même des sciences ? (...)

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Sujets de français, séries ES et S, bac 2016 : la question de l'homme dans les genres de l'argumentation : Hugo, Zola, Anatole France, Eluard






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La question de l'homme dans les genres de l'argumentation

Le sujet comprend :

Texte A : Victor Hugo, Discours prononcé aux funérailles de M. Honoré de Balzac, 29 août 1850
Texte B : Emile Zola, Discours prononcé aux obsèques de Guy de Maupassant 7 juillet 1893
Texte C : Anatole France, Eloge funèbre d'Emile Zola, 5 octobre 1902
Texte D : Paul Eluard : Allocution prononcée à  la légation de Tchécoslovaquie à l'occasion du retour des cendres de Robert Desnos 15 octobre 1945

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Les sujets de français bac 2016, série L, la réécriture : Voltaire, Heredia, Samain, Cocteau.







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Objet d’étude:
e Les réécritures du XVII siècle à nos jours
Le sujet comprend :
Texte A : VoltaireŒdipe, Acte I, scène 1, vers 36-68 (1718)
Texte B : José Maria de Heredia, « Sphinx »,Les Trophées(1893)
Texte C : Albert Samain, « Le Sphinx »,Symphonie héroïque(1900)
Texte D : Jean Cocteau,La Machine infernale, Acte II (1932). Extrait

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mercredi 15 juin 2016

Sujet de français, bac pro 2016, sujet métropole. Le sujet est en ligne

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BAC 2016
Les sujets du bac pro en français : sujet métropole



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Objet d'étude : Identité et diversité

Texte 1

Bernard Ollivier, journaliste français, a entrepris un voyage à pied de 12 000 kilomètres, sur la Route de la soie, en quatre étapes. Au terme de sa troisième étape, il est arrivé en Chine.
Le petit homme en m'apercevant se précipite vers moi, une main tendue, un grand sourire éclairant son visage. Il me lance une phrase, sans doute de bienvenue. Je ne 1 comprends pas, mais touché par cet accueil qui ne s'embarrasse pas de salamalecs compliqués, je lui lance, en français : - Merci pour ton accueil. Moi aussi je suis ravi de te rencontrer. Surpris, il marque un temps d'arrêt puis éclate d'un grand rire communicatif. Bernard, dis-je en pointant l'index vers ma poitrine........

Évaluation des compétences de lecture (10 points)

Présentation du corpus
Question n° 1 : Présentez le corpus en trois à six lignes en montrant son unité. (3 points)


Analyse et interprétation
Question n° 2 : Texte 1. Comment Bernard Ollivier fait-il partager la richesse de cette rencontre à son lecteur ? (3points)


Question n° 3 : Textes 1 et 2 et Document 3. De quelle manière chaque voyageur surmonte-t-il les difficultés liées à la rencontre avec des identités culturelles différentes ? (4 points)

Évaluation des compétences d'écriture (10 points)


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Sujet corrigé, dissertation séries techno , pour être juste, suffit-il d'obéir aux lois? bac 2016





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Les dissertations du bac

Sujet 1 : Pour être juste, suffit-il d’obéir aux lois ?
Sujet 2 : Pouvons-nous toujours justifier nos croyances ?


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  • Correction du sujet 1

  • Pour être juste, suffit-il d'obéir aux lois? 





pistes de réflexion
Introduction.
Loi = règle écrite visant à favoriser la vie sociale
Juste de faire : bien pour les autres. Rétribution proportionnelle.
Justice = chacun reçoit ce qui lui est dû
 



La loi s’avère juste dans la mesure où elle est légitime
En ce cas, légalité, légitimité et justice vont ensemble et obéir à la loi, c’est être juste.
Seulement, parfois, la loi heurte notre sens de la justice.
Dans ce cas, obéir à loi n’est pas considéré comme juste.
il y a des cas où il semble même qu’il soit plus juste d’y désobéir.
 
Il semble évident que la loi nous dit ce qu'il est juste de faire. La loi en effet est faite pour soustraire le pouvoir aux individus particuliers. En cas de litige, des règles écrites tranchent. On évite ainsi les risques de corruption, les mouvements d'humeur ou les préférences individuelles. Il semblerait donc que pour être juste il suffise d'obéir aux lois.
Toutefois la loi écrite est aveugle aux circonstances particulières. Elle peut de cette façon se révéler injuste face à une situation imprévue. De plus les lois varient selon les pays alors que la justice devrait être la même toujours et partout. Il est donc possible qu'il existe de mauvaises lois. Suffit-il d'obéir aux lois pour être juste?
 
Partie I.
Obéir à la loi, c’est être juste.
La loi explique ce qu'il est juste de faire et tente de l'imposer à tous. La loi répartie les droits entre les citoyens par exemple tous les citoyens majeurs français inscris sur les listes électorales et pouvant voter. Elle répartie aussi les devoirs par exemple un travailleur doit être déclaré, elle décrit et répartie également les peines, par exemple, l'homicide volontaire peut entraîner jusqu'à 30 ans de réclusion. Cette répartition cherche à être juste, c'est-à-dire, non pas égale mais proportionnelle. Par exemple, l'impôt sur le revenu est fixé en fonction des revenus.
De plus, la loi permet lors d'un conflit de jouer le rôle de médiateur entre l'agresseur et la vicitime. Sans l'intervention d'un arbitre, au risque de rester prisonnier du cycle de la vengeance. La loi permet de rétablir l'équilibre entre les deux parties, elle est impartiale et contrairement à la vengeance, elle échappe aux passions et à la colère; On distingue donc la vengeance de la punition, la vengeance est un art de la victime. La punition au ocntraire est l'oeuvre d'un juge. Sans punition on risque d'être enfermé dans un processus infini de vengeance réciproque. Il suffit donc d'obéir à la loi pour être juste.
En outre, le caractère écrit de la loi permet d'éviter l'arbitraire des individus. La loi ne dépend pas du caractère particulier de celui qui l'applique, elle évite les caprices et les passions du juge et permet de garantir une neutralité du jugement.
Partie II.
Il ne suffit pas toujours d’obéir à la loi pour être juste.
Cependant les lois sont parfois injustes. Doit-on alors distinguer les lois juridiques de la morale?
La loi morale nous dit ce qu'il est juste de faire. Il peut exister des lois juritiques injustes, faites par un groupe au pouvoir au profit de lui-même, sans égard pour le reste du groupe social. Dans ce cas, il ne suffit d'obéir à la loi pour être juste.
Par exemple Gandhi a conduit en 1930 la marche du sel : 50 000 personnes marchent 300 km pour rejoindre la mer, refusant ainsi d'acheter le sel du gouvernement colonial anglais. De nombreux marcheurs sont mis en prison mais Gandhi insiste pour se laisser enfermer et demeurer pacifique face à l'autorité.
En 1940, le régime Vichy vote une loi sur le statut des juifs qui ne peuvent plus travailler dans la fonction publique, dans le commerce, ni dans l'industrie. De même, en Afrique du Sud, l'Apartheid en Afrique du Sud voyait le statut des noirs discriminés. Ils ne pouvaient en effet pas voter, ni se marier avec des blancs.
Partie III.
Dans certains cas, il faut même désobéir à la loi pour être juste.
la désobéissance peut être l’action la plus juste. C'est le cas des désobéissances civiles. On le voit avec l'exemple de Gandhi. La Boétie dans son discours sur la servitude volontaire nous invite à pratiquer cette désobéissance civile dans le plus grand pacifisme.
il faut savoir parfois ne pas obéir à la loi. Celle-ci n’est donc pas l’unique source de la justice pour les citoyens.
Enfin, si la loi nous dit bien ce qu'il est juste de faire, c'est seulement en théorie. On trouve d'abord des lois qui se contredisent, produisant des antinomies. Par ailleurs, l'argent permet d'influencer l'exercice concret de la justice notamment en payant des avocats.
Finalement, on peut dire que si la loi nous dit ce qu'il est juste de faire, c'est à certaines conditions qu'il s'impose de préciser.
Antigone choisit de désobéir à la loi édictée par le roi Créon qui interdit d'enterrer Polynice, le frère d'Antigone qui a attaqué la vielle. En faisant cela Antigone affirme qu'elle a des des lois supérieures , des lois divines, éternelles gravées dans le coeur des hommes qui exigent d'elle qu'elle enterre son frère. Il est parfois nécessaire de transgresser les lois civiles pour déméler le juste. C'est ce que fait Antigone.
Cependant doit-on dire alors que chacun est libre de désobéir aux lois dès lors qu'il a la conviction qu'elles sont injustes? Ce serait en vérité la destruction de la loi.
On appelle désobéissance civile une infraction volontaire collective d'une loi supposée injuste. Une telle désobéissance exige plusieurs conditions. D'abord de reconnaître ouvertement l'autorité en annonçant en avance la transgrssion. Ensuite de désobéir collectivement et publiquement pour interppeler l'opinion. Ensuite la transgression demeure passifique pour éviter de s'opposer frontalement à l'autorité.
La désobéissance est donc une manière d'obéir à la conscience morale plus que juridique, cela au nom de la justice : ex Gandhi.
La loi entretien donc un rapport ambigu avec la justice. Pourtant la justice est le but recherché au sein d'une humanité plutôt portée aux mauvais sentiments.




Nos convictions morales sont-elles fondées sur l'expérience? Sujet corrigé de philosophie série L, bac 2016





Bac de philosophie 2016 série L : corrigé bac


les dissertations de la série L

Dissertations
Nos convictions morales sont-elles fondées sur l’expérience ?
Le désir est-il par nature illimité ?

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Eléments de correction pour le sujet n° 1

Nos convictions morales sont-elles fondées sur l'expérience? 


Corrigé
Nos convictions morales ne sont pas fondées sur l'expérience
l'homme a un sens inné de ce qui est bien ou mal. Il a des principes moraux, des valeurs donc a priori, il n'a pas besoin d'expérimenter ses convictions morales. Ce n'est pas par l'expérience que nous tirons l'enseignement de ce que nous devons faire ou ne pas faire.
Les valeurs morales peuvent nous venir d'une tradition judéo-chrétienne, les 10 commandements : ne pas tuer, ne pas voler.... seraient la référence à suivre et à respecter pour ordonner nos actes de manière bienveillante et vertueuse.
Nos convictions morales ne seraient donc pas fondées sur l'expérience. Socrate se posait déjà la question de savoir si la vertu pouvait s'enseigner. Un enseignement purement théorique des valeurs morales, en deça de toute expérience serait envisageable sans l'appui de l'expérience. On peut en effet se référer à la tradition, à notre bon sens, ou encore à notre raison qui nous guiderait en fonction de principes d'action comme les impératifs catégoriques.
Nos convictions morales sont fondées sur l'expérience
La morale passe nécessairement par l'apprentissage des valeurs données par l'expérience.
Nous faisons l'expérience de notre liberté en même temps que nous forgeons nos convictions morales. On peut à cet égard citer Alain "toute conscience est conscience morale". L'homme est son propre juge, par notre liberté nous expérimentons et jugeons ce qui est bien ou mal, ce que nous devons faire et ne plus faire.
Dans l'Emile, Rousseau conseille d'éveiller l'enfant à la morale par l'expérience. Il fait ainsi sa propre expérience des limites de ce qu'il convient de faire ou de ne pas faire.
De même Epictète nous invite à suivre une conduite droite par les exercices adaptés. Il faut pratiquer donc nous devons admettre que le savoir ne suffit pas à nous enseigner les convictions morales. Elles supposent des exigences pratiques et pas seulement théorique. On ne peut être moral sur le plan théorique si on ne met pas à l'épreuve nos conduite sur le plan de ce qui est bien ou mal.
La construction du sujet moral ne peut ainsi se faire sans l'expérience. Notre sens moral a besoin de s'exercer, de résister à la tentation sur le long terme, et de se confronter aux situations diverses et imprévisibles. La vertu peut ainsi devenir par l'expérience une habitude. L'homme vertueux est celui qui au sens Aristotélicien a pratiqué sur le temps de sa vie la vertu.